À l’approche du Grand Prix de Miami, TAG Heuer surprend en dévoilant une version inattendue de sa célèbre Formula 1. Fini le noir carbone et les accents rouges agressifs : la marque suisse mise sur la douceur avec sa nouvelle collection Formula 1 Solargraph 38mm Pastel. Cinq montres solaires aux teintes poudrées, destinées à illuminer les poignets pendant les beaux jours.

Sous ses airs décontractés, cette série limitée assume un paradoxe : associer l’univers puissant de la Formule 1 à des couleurs presque enfantines. Et ça fonctionne. Le boîtier de 38 mm, parfaitement proportionné, existe en deux matières. D’un côté, le TH-Polylight – un plastique biosourcé résistant – décliné en jaune beige (3 500 exemplaires), bleu ciel (3 000) et rose bonbon (2 500). Ces trois modèles sont livrés avec un bracelet en caoutchouc assorti. De l’autre, l’acier sablé habille deux versions plus précieuses, limitées à 1 500 pièces pour le vert sauge et à 1 000 pour le bleu lavande à touches roses. Ces dernières intègrent des index sertis de diamants, une rareté sur une F1.
Sous le cadran opalin, on retrouve le calibre TH50-00 Solargraph, déjà aperçu l’an dernier. Conçu par La Joux-Perret (groupe Citizen), ce mouvement solaire quartz ne manque pas d’atouts. Sa promesse : une journée d’autonomie après seulement deux minutes d’exposition au soleil, et jusqu’à dix mois dans le noir complet. Fini les piles à changer. Il suffit de porter la montre et de sortir dehors. Une philosophie parfaite pour l’été.
Dans les forums et les commentaires des spécialistes, les avis sont partagés mais rarement indifférents.
Ce qui séduit : Beaucoup saluent le retour au 38 mm, une taille jugée idéale pour un usage quotidien. La lunette bidirectionnelle, agréablement crantée, et la finition du cadran opalin surprennent agréablement pour une montre d’entrée de gamme. Plusieurs voix comparent la version acier bleu lavande à une “montre de joaillier déguisée en sportive”, un compliment rare chez les puristes.
Ce qui hérisse : Le prix, évidemment. À 1 950 € (ou dollars) pour les modèles en polymère et 2 800 € pour les versions acier, on frôle le seuil du luxe. “C’est trois fois le prix d’une MoonSwatch, pour un mouvement quartz”, grince un commentateur sur aBlogtoWatch. Un autre rétorque : “Prenez-la en main. La MoonSwatch a un charme différent, mais ici, la sensation de solidité et le bracelet en acier n’ont rien à voir.”
Une remarque revient souvent : les éditions en TH-Polylight sont trop chères pour ce qu’elles sont, alors que les versions acier, avec leurs diamants et leurs coloris plus travaillés, justifient mieux leur tarif.
TAG Heuer ne cherche pas à concurrencer les montres jetables. La F1 Solargraph Pastel assume son positionnement : un objet mode et technique, pensé pour la ville et les vacances, plus que pour le paddock. La version acier bleu lavande est sans doute la plus réussie, alliant originalité, rareté et finitions soignées. Les modèles en TH-Polylight, plus accessibles sur le papier, souffrent de la comparaison avec des concurrentes comme la Citizen Eco-Drive ou la Timex solar, bien moins coûteuses.
En définitive, cette collection de montres ne séduira peut-être pas les puristes. Elle attirera cependant les amateurs de montres solaires en quête de modèles légers et originaux, associés au prestige d’une marque suisse de renom. Ceux qui apprécient la marque mais estiment que ses caractéristiques ne justifient pas le prix pourront se tourner vers une réplique de montre Tag Heuer Top AAA proposée par repmontre.fr, offrant le même design pour seulement 150 €.
*Disponibilité : à partir de mai 2026, en éditions limitées. Prix publics : 1 950 € (TH-Polylight) et 2 800 € (acier).*
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